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DIOR Pure Poison, Christian Dior
Christian Dior

Avis

Avis sur Pure Poison

Publié le · mis à jour le

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Robin (Now Smell This) juge en 2006 Pure Poison très portable mais le moins singulier de la lignée, un floral musqué net sans rien de vénéneux ; Nicoleta Tomsa (ÇaFleurBon) y lit en 2020, à travers La Reine des neiges, des fleurs blanches gelées que le santal ranime.

Ce qu’en dit la critique

Robin, Now Smell This

En mai 2006, Robin consacre à Pure Poison le troisième volet de sa série sur les Poison de Dior. L’idée d’un leurre destiné à des femmes ancrées dans leur siècle lui paraît forcée : une femme généreuse voudrait-elle porter un parfum nommé Poison ? Rien, écrit-elle, n’y est vénéneux.

L’ouverture lui semble sucrée et lumineuse, faite d’agrumes, de notes vertes et de fruits confits qui mènent à un floral blanc et frais. Le fond se pose en un accord pâle, presque poudré, de santal, d’ambre léger et de beaucoup de musc, propre au point d’évoquer un gel douche.

Comme Tendre Poison, il est doux sans être délicat. Il n’est pas à son goût, mais elle le trouve très portable, peut-être plus qu’Hypnotic Poison. Les floraux musqués et propres étant légion, elle en fait le moins singulier des Poison.

Nicoleta Tomsa, ÇaFleurBon

En avril 2020, Nicoleta Tomsa encadre son texte de passages de La Reine des neiges, où Kay et Gerda se perdent et se retrouvent. L’ouverture lui fait l’effet d’une morsure de gel : un froid qui recouvre toute odeur d’un oubli de cristal et efface la mémoire.

Les fleurs blanches lui paraissent figées comme plongées dans l’azote liquide, transparentes et stériles, jusqu’à envelopper celle qui les porte d’un nuage blanc et poudré. Le charme vient du santal, un bois lisse dont la sève circule encore sous l’écorce, sous la neige empoisonnée.

Une légère griffure, à la limite de la perception, grandit et transforme le parfum entier. Elle retire, dans son image, l’éclat de glace du conte, comme un insecte pris dans l’ambre, et réveille à la fois le parfum et celle qui le porte.