
Chanel présente 1957 fin 2018 dans sa boutique new-yorkaise de la 57e Rue, avant une diffusion mondiale en 2019. Olivier Polge signe pour Les Exclusifs de Chanel un accord de muscs blancs piqué de bergamote, de néroli et d’iris, sur un fond cédré, miellé et poudré. Yohan Cervi le juge enthousiasmant ; Angela, de Now Smell This, y voit un vrai parfum de peau.
Yohan Cervi salue un musc haute couture, abstrait et fluide ; Angela, de Now Smell This, un vrai parfum de peau, assez discret pour décevoir qui cherche un parfum affirmé.
L'avis d'Olfastory
Yohan Cervi, mai 2019
Le 29 mai 2019, Yohan Cervi, pour Auparfum, juge le résultat enthousiasmant : Olivier Polge réinvente un genre en vogue. Il décrit un grand nuage blanc, semé d’aldéhydes, de violette et de néroli, où passent tour à tour des facettes fraîches, épicées, poudrées et musquées.
Le fond, plus franchement boisé, lui évoque le cèdre, une pointe de miel et quelque chose de presque animal, dans une matière cotonneuse. Il salue une abstraction très poussée, des transitions parfaites, un musc éloigné de l’odeur de lessive comme des muscs animaux, et un parfum qu’on porte avec plaisir.
Angela, août 2019
Le 26 août 2019, Angela, de Now Smell This, voit dans 1957 une leçon de musc traité comme une texture : un nuage duveteux à peine touché d’iris poudré et de néroli, que l’on ressent plus qu’on ne le sent. Poivre rose et bergamote s’effacent au bout d’une heure devant le cèdre.
Pour elle, c’est un vrai parfum de peau, l’équivalent d’un rouge à lèvres nude. Qui veut, à ce prix, un parfum affirmé risque d’être déçu ; elle le compare à un tailleur de jour de couturier, qui fait remarquer la personne plus que le vêtement.