
Lancée en 2013 par Serge Lutens et composée par Christopher Sheldrake, La Fille de Berlin est une rose épicée, nuancée de poivre, que la maison dépeint comme une femme aux pétales aussi sulfureux que ses épines. Sous un jus pourpre presque opaque, la critique sent une rose sombre et confiturée, qui vire à la violette, au métal et au musc. Elle appartient à la Collection noire.
En 2013, Persolaise y sent d’abord une rose simple et propre, que gagnent un reflet métallique et un sucre de sirop. Robin, de Now Smell This, la trouve élégante et grave sans être conquise ; Victoria, de Bois de Jasmin, aime sa rose cramoisie à la mûre ; Elena Vosnaki, de Perfume Shrine, lui trouve un départ glacé.
L'avis d'Olfastory
Une rose trompeuse
Le 13 février 2013, Persolaise sent d’abord une rose simple et propre, sous une couleur pourpre digne d’un sirop de cassis. Un reflet métallique, presque sanguin, et un sucre de sirop de rose la gagnent ; des muscs de lessive l’emportent au fond. Il y voit une œuvre faussement simple, qui déjoue les attentes.
Élégante et grave
Le 28 février 2013, Robin, de Now Smell This, décrit un éclat de rose vif, vite confituré, qu’une violette rend métallique et fraîche. La rose se fait plus chaude, musquée et boisée, avec une amertume verte. Elle la trouve élégante, sombre et sérieuse : le parfum retient son attention sans la conquérir.
Une rose cramoisie
En février 2013, Victoria, de Bois de Jasmin, salue un Lutens classique, beau, surprenant, avec sa part d’ombre, qu’elle imagine sur Marlene Dietrich. Elle aime son explosion de pétales cramoisis, riche d’une mûre trop mûre, sa pente vers des violettes confiturées et son fond d’ambre et de musc, un peu animal.
Un départ glacé
Le 7 mars 2013, Elena Vosnaki, de Perfume Shrine, rapproche son ouverture métallique de la rose de Rive Gauche, d’Yves Saint Laurent : froide et lointaine, comme venue de la toundra. Elle se demande si Lutens n’y commente pas une Europe en crise.