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Ambre Sultan, Serge Lutens

Ambre Sultan naît en 1993 chez Serge Lutens, d’un morceau de cire d’ambre acheté dans les souks de Marrakech et oublié des années dans une boîte en thuya. Christopher Sheldrake en signe la formule : des herbes sèches, coriandre, origan, laurier et myrte, sur un ambre de ciste, de benjoin et de vanille, adossé au patchouli et au santal. La maison le range dans sa Collection noire.

Accueil très favorable : Elena Vosnaki (Perfume Shrine) y voit un ambre iconoclaste, Victoria Frolova (Bois de Jasmin) l’étalon de l’ambre, Kevin (Now Smell This) un ambre rugueux au charme ancien, Stephan Matthews un parfum audacieux et indomptable.

L'avis d'Olfastory

Perfume Shrine, mars 2011

Elena Vosnaki y voit un ambre iconoclaste, loin des ambres poudrés et sages : un départ très aromatique d’herbes grillées au soleil, un cœur ambré arrondi de résines et de bois crémeux. Elle en admire la facture, onctueuse sans jamais devenir poudrée, mais le trouve trop masculin sur elle pour le porter souvent.

Bois de Jasmin, octobre 2011

Pour Victoria Frolova, Ambre Sultan est devenu en une décennie l’étalon de l’ambre et l’un des plus imités. Elle loue l’alliance d’un ambre sucré et onctueux et de l’éclat camphré des herbes, entre ganache au caramel et tomates à la provençale, et conseille un dosage prudent, sous peine d’étouffer.

Now Smell This, septembre 2012

Premier Lutens de Kevin, et pendant plus de dix ans son seul ambre. Il le décrit double, sirupeux de résines collantes mais sévère et amer d’origan et de laurier secs, brusque plutôt que poli, rugueux plutôt que lisse, avec un air ancien, venu de très loin, qu’il aime.

Stephan Matthews, mars 2018

Stephan Matthews décrit une ouverture chargée de labdanum, aux accents d’encens d’église, où le laurier et l’origan poussent le patchouli au premier plan. Quand les notes vertes s’effacent viennent le santal, la vanille et un fini de cognac épicé. Il juge le parfum audacieux, sans concession, indomptable.