
Bali Paradise est l’édition estivale d’Escada annoncée fin 2024 et sortie l’été suivant, dans la série que la marque appelle Escaping with Escada. Nathalie Lorson et Coralie Spicher l’ont bâtie sur trois accords, un par étage : fruit du dragon, fleur d’oiseau de paradis, santal crémeux. Flacon orange en dégradé, tirage limité.
Trois accords, un par étage, et rien d’autre au descriptif officiel. Le fruit du dragon ouvre : la marque insiste sur sa chair mouchetée et sa peau rose hérissée, et en tire une entrée juteuse, acidulée, franchement exotique.
La fleur d’oiseau de paradis
La strelitzia occupe le milieu, accord floral chaleureux que la parfumerie emploie peu. Elle n’a pas d’odeur exploitable à l’état naturel, ce qui en fait une reconstitution de parfumeur plutôt qu’une matière extraite, comme pour le muguet.
Un fond de santal
Le santal ferme la composition, décrit comme terreux et crémeux, et c’est lui qui assure la longueur. Le contraste voulu tient en deux gestes : une ouverture fruitée vive, une traîne laiteuse qui prend le relais.
L’apport de Wikiparfum
L’encyclopédie de la maison Puig complète la liste avec un kiwi que l’argumentaire officiel ne nomme pas, et ne retient pas le santal. Elle classe le parfum en floral, ce qui recoupe le floral fruité annoncé au lancement.
Ce que déclare l’étiquette
Onze entrées, dont sept allergènes réglementés : limonène, salicylate de benzyle, linalol, alpha-isométhyl ionone, hydroxycitronellal, géraniol, citral et citronellol. Aucun colorant, aucun filtre solaire, ce qui étonne pour un jus aussi coloré.