
Lancé par Grès en 1990, trois décennies après Cabochard, Cabotine est un floral aldéhydé signé Jean-Claude Delville autour du ginger lily, une fleur de l’Himalaya captée sur la plante vivante. Mandarine, gingembre et ylang-ylang ouvrent sur la jacinthe sauvage et la tubéreuse, avant un fond de patchouli, de santal, de musc et de cassis. Son bouchon vert est sculpté de fleurs.
Fanny Guerin, d’Auparfum, y voit un kaléidoscope des grands classiques d’avant lui ; Gaia Fishler, de The Non-Blonde, un floral vert audacieux, un peu chimique, qui gagne à ne pas être porté à outrance.
L'avis d'Olfastory
Fanny Guerin, Auparfum
Fanny Guerin, en octobre 2022, résume Cabotine par un ginger lily opulent, dans un floral aldéhydé vert qu’elle juge peu connu mais toujours vendu. À côté de Trésor, de CK One ou d’Angel, nés au même moment, il lui semble appartenir aux années 1980.
Sa facette savonneuse évoque selon elle nos lessives plus que les parfums de peau, et les muscs associés au patchouli lui donnent une touche presque actuelle. Elle y retrouve Paris, le N°5, Rive Gauche, L’Air du temps, Amarige et même Shalimar : un kaléidoscope de son passé.
Gaia Fishler, The Non-Blonde
Gaia Fishler, en avril 2010, y sent un floral vert audacieux et chimique posé sur un fond ambré sucré, assez bruyant pour se faire remarquer parmi les artefacts des années 1980, avec une bonne humeur qui ne se prend jamais au sérieux.
Elle juge que les fleurs de plastique vert du bouchon gagnent à être vues de loin, comme le parfum à ne pas être porté à outrance, et préfère son fond, un vert abstrait mêlé de soucis et de vanille, une fois dissipée une tête synthétique et criarde.