REPLICA Lazy Sunday Morning
Sorti en 2013, Lazy Sunday Morning est l’eau de toilette de la collection Replica qui reproduit une odeur de draps frais, sous une étiquette « Florence, 2003 ». Louise Turner fait tenir le linge propre sur le muguet et les muscs blancs, et la chaleur du soleil sur l’iris poudré et les graines d’ambrette. Aldéhydes en tête, rose et fleur d’oranger en transparence : un parfum de confort, léger, que la critique a trouvé trop proche du savon.
- Marque
- Maison Margiela
- Année de sortie
- 2013
- Parfumeur
- Genre
- Femme
- Famille olfactive
- Fleurie
- Concentration
- Eau de toilette
Florence, 2003
Chaque Replica porte un lieu et une date sur son étiquette, comme une pièce d’archive. Lazy Sunday Morning revendique Florence en 2003, sans que la maison dise jamais ce qui s’y est passé : la collection reproduit des souvenirs, elle ne les explique pas.
Maison Margiela, fondée en 1988 par le styliste belge Martin Margiela, avait d’abord donné le nom Replica à une ligne de vêtements reproduits à l’identique. Les parfums ont prolongé le principe en transposant la reproduction du vêtement à celle du souvenir olfactif.
Le parti pris du linge propre
Le sujet est un drap lavé, séché, retrouvé le dimanche. Le muguet et les muscs blancs fabriquent la propreté ; l’iris poudré et les graines d’ambrette figurent la chaleur du soleil qui traverse la fenêtre et tiédit la peau.
C’est une eau de toilette, donc une concentration légère, et cela va avec le propos : un parfum qui ne s’annonce pas, qui reste près de la peau, et que la maison présente comme un objet de confort plutôt que de séduction.
Louise Turner et la liberté des petites maisons
Louise Turner signe la formule. Parfumeuse chez Givaudan depuis 2000, elle a surtout travaillé pour de grandes marques de diffusion, où les tests consommateurs et le nombre d’avis à concilier réduisent, dit-elle, la marge de manœuvre.
Elle range Margiela du côté opposé : aucun test commercial, un interlocuteur unique, et la possibilité de traduire une idée sans la lisser. Lazy Sunday Morning se lit alors comme un exercice de sobriété assumée plutôt que comme une formule sous contrainte.
Ce qu’on lui reproche
La critique spécialisée a été sévère. Dans sa chronique de juin 2014, Now Smell This reconnaît un joli départ de muguet et de bois transparents, avant de conclure à une odeur de savon et d’eau de Javel, au prix qu’elle juge disproportionné.
Le reproche vise moins la formule que sa promesse. Un parfum qui imite le linge lavé se compare fatalement aux lessives et aux savons, dont le vocabulaire olfactif est bon marché et connu de tout le monde.
Pyramide olfactive
- Notes de têteLes premières minutes
- Notes de cœurLe cœur du parfum
- Notes de fondCe qui reste
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