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New Look 1947, Christian Dior

Dior lance New Look 1947 en 2010 dans La Collection Privée, composé par François Demachy. Le nom renvoie au premier défilé de Christian Dior, le 12 février 1947. La maison le classe floral épicé : ylang-ylang et pivoine, tubéreuse, rose, jasmin et iris, un fond de benjoin et de vanille. En 2024, un autre New Look, signé Francis Kurkdjian, entre dans la même collection.

Jugé trop discret pour son nom, New Look 1947 a divisé. Bois de Jasmin le trouve frustrant, fondu dans un floral poudré ; Octavian Coifan y voit un parfum de lingerie, abstraction de la féminité ; Kafkaesque, en 2013, conseille d’oublier le nom et salue un floral délicat, sucré et poudré.

L'avis d'Olfastory

Bois de Jasmin, la déception

En mai 2011, Victoria Frolova, de Bois de Jasmin, le compte parmi ses découvertes les plus frustrantes de l’année. Elle aime pourtant l’idée d’un accord de tubéreuse et de violette, et l’image d’un glamour au rouge à lèvres des années quarante.

Le parfum lui paraît trop réservé pour honorer sa promesse d’élégance audacieuse : il ne gagne jamais en ampleur et se perd dans un floral poudré assez vague. Elle souhaiterait le voir paraître en extrait.

Octavian Coifan, un parfum de lingerie

Dès octobre 2010, Octavian Coifan, sur 1000 Fragrances, le défend comme un parfum de lingerie : l’iris gris violet et la crème des fleurs blanches y fondent en une abstraction de féminin, à la manière de J’adore l’Or. Il y sent les coulisses du défilé de 1947, le maquillage, la poudre de riz et la soie des dessous.

Kafkaesque, oublier le nom

En avril 2013, Kafkaesque décrit une ouverture d’un sucré de bonbon, des fleurs aériennes sur une vanille crémeuse, avant un iris poudré aux accents de rouge à lèvres, de plus en plus abstrait.

Il n’y trouve rien de complexe ni de révolutionnaire, mais un floral joli, délicat et un peu rétro. Son conseil : oublier le nom et sentir le parfum, surtout si l’on aime les floraux très sucrés et poudrés.