Aller au contenu
L'Orpheline, Serge Lutens

L’Orpheline est lancé par Serge Lutens en 2014 dans sa Collection noire, composé avec Christopher Sheldrake. La maison y lit la mystique de l’encens, un gris décliné sur tous les tons pour dire les fêlures d’une enfance, et un nom dont les premières syllabes évoquent Orphée, le poète qui charmait les pierres.

Serge Lutens ne publie pas de liste de notes détaillée. Les notes que la maison met en avant se limitent à l’encens, au castoréum et au musc ; Now Smell This retient du dossier de presse l’encens, les cendres et le musc.

L’encens tient donc le cœur et le musc le fond. Le castoréum, que seule la description commerciale mentionne, reste décrit en prose, comme les cendres évoquées au lancement, qui relèvent de l’image plus que de la formule.

Ce que perçoivent les critiques

Elena Vosnaki, de Perfume Shrine, y sent l’oliban, l’impression d’une myrrhe douce-amère et une note poivrée, âcre, qu’elle rapproche de l’élémi, du cumin ou du gingembre, avec un cœur épicé entre macis et cumin.

Dariush Alavi, de Persolaise, décrit un encens qui gagne un fond duveteux, d’une poudre veloutée et poussiéreuse, relevé d’une facette de benjoin. Victoria, de Bois de Jasmin, y perçoit surtout une note aiguë et minérale qui domine l’ensemble.

Ce qui reste dehors

La lavande, la menthe, la myrrhe, les épices et le patchouli que perçoivent certains critiques n’apparaissent pas dans la description de la maison et restent décrits en prose, sans entrer dans la liste des notes.