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L'Orpheline, Serge Lutens

L’Orpheline est lancé par Serge Lutens en 2014 dans sa Collection noire, composé avec Christopher Sheldrake. La maison y lit la mystique de l’encens, un gris décliné sur tous les tons pour dire les fêlures d’une enfance, et un nom dont les premières syllabes évoquent Orphée, le poète qui charmait les pierres.

Dariush Alavi (Persolaise) salue en 2014 un encens qui s’enfonce dans une douceur poudrée et rassurante ; Elena Vosnaki (Perfume Shrine) le situe entre L’Eau Froide et Serge Noire ; Victoria (Bois de Jasmin) n’y sent qu’un brouillard de laboratoire minéral.

L'avis d'Olfastory

Dariush Alavi, Persolaise

En juin 2014, Dariush Alavi estime que les dossiers de presse de Lutens méritent une lecture attentive, justement parce qu’ils refusent les listes de notes et invitent à prendre le parfum plus au sérieux qu’un rouge à lèvres.

Il décrit un parfum qui s’enfonce dans une douceur duveteuse, d’une poudre veloutée, aussi rassurante et insaisissable qu’un souvenir, et dont la facette de benjoin lui rappelle les derniers instants de Géranium pour Monsieur de Frédéric Malle.

Elena Vosnaki, Perfume Shrine

En juillet 2014, Elena Vosnaki situe L’Orpheline entre deux encens de la maison : moins froid et savonneux que L’Eau Froide, moins épicé et ombreux que Serge Noire, quelque part entre chien et loup.

Elle y voit un parfum frais et calme qui se réchauffe peu à peu, comme Gris Clair, ni véritable oriental marocain à la manière des classiques de Lutens, ni parfum français dans la tradition.

Victoria, Bois de Jasmin

En septembre 2014, Victoria, qui aime l’encens et Lutens, avoue que L’Orpheline ne la séduit pas : il lui rappelle l’air d’un laboratoire, un brouillard dominé par une note minérale. Elle concède qu’il éveille au moins une émotion plutôt qu’un déjà-senti.