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Athénaïs entre en 2026 dans la collection Les Signatures de Parfums de Marly et emprunte son prénom à la marquise de Montespan, favorite de Louis XIV. Julien Sprecher y confronte deux notes contraires, le néroli et la fève tonka, travaillée en absolue et en résinoïde : néroli, bergamote et yuzu en tête, fleur d’oranger et jasmin en cœur, fève tonka, vanille et Ambrox en fond.

Kimberly Wilson, d’Essence, déçue au premier essai, y revient et en fait l’un de ses parfums préférés du moment, un agrume pétillant qu’elle refuse de tenir pour un double de Paradoxe. Sophie Normand y trouve un floral rond et lumineux, d’une féminité espiègle, promis aux soirs d’été.

L'avis d'Olfastory

Kimberly Wilson, Essence, mars 2026

Dans sa chronique du 5 mars 2026, Kimberly Wilson avoue avoir failli passer à côté : le premier essai la laisse indifférente. Au deuxième, elle ne cesse de se sentir, et au troisième elle cherche le flacon avant même d’être habillée ; la leçon, dit-elle, est d’attendre le fond.

Elle décrit des agrumes pétillants, presque effervescents, une fleur d’oranger qui sucre sans alourdir et un jasmin discret ; la fève tonka lui échappe presque. Le parfum tient jusqu’au soir, vêtements compris, et elle le compare à un spritz à l’Aperol relevé de jasmin.

Elle récuse enfin la comparaison avec Paradoxe de Prada, qu’elle a vaporisé à côté d’Athénaïs : ce dernier lui semble plus lisse et plus raffiné. Il ne remplace pas davantage Safanad, de la même maison, plus rond et plus sucré à son nez.

Sophie Normand, Fragrantica, avril 2026

Le 9 avril 2026, Sophie Normand décrit une ouverture vive, où l’amertume de la bergamote s’arrondit de yuzu ; elle croit y déceler de la mandarine et du petit-grain. La fleur d’oranger, perceptible dès les premières minutes, domine un bouquet blanc que le jasmin sambac rend vert et miellé.

Elle devine dans l’accord ambré des baumes et de l’ambroxan, qui donnent au fond une tension légèrement saline, et relève la fève tonka traitée deux fois. Elle conclut à un parfum rond, lisse et lumineux, de construction classique mais d’écriture contemporaine, fait pour les soirs d’été.