Amethyst Éclat Eau de Parfum
Amethyst Éclat (2014) est la relecture claire d'Amethyst par Nathalie Lorson, qui signait déjà l'aîné. La framboise, le cassis et la poire ouvrent sur une pivoine large que le magnolia éclaire et que la rose adoucit ; la mûre, le musc et la violette referment. Un floral fruité volontairement discret, plus lumineux que puissant.
Amethyst Éclat est un flanker assumé. Sorti en juillet 2014, il prolonge Amethyst, lancé sept ans plus tôt et devenu entre-temps l'un des piliers du versant féminin de la maison. Nathalie Lorson, qui avait signé l'aîné, reprend ici sa propre formule pour l'éclaircir : mêmes fruits rouges, même armature, mais une fleur portée au premier plan.
Ce que l'Éclat déplace, c'est la pivoine. Elle figurait déjà au cœur de l'aîné, noyée dans le lys et l'ylang ; ici elle passe devant et le reste s'organise autour d'elle. Le magnolia lui prête un accent citronné qui la maintient claire, la rose lui donne du corps, et les fruits rouges se rangent derrière au lieu de dominer. Le geste tient de l'allègement plutôt que de l'ajout : on retire pour laisser passer la lumière.
Le nom continue de désigner la pierre. Depuis 2007 la ligne emprunte à l'améthyste sa couleur et son idée de transparence violette, et le flacon en reprend le galbe dans un mauve plus clair, irisé, où courent en relief des pivoines et des baies. Éclat se lit ici au sens optique avant de se lire au sens figuré.
L'accueil s'est partagé, et les deux bords ont raison en même temps. Ceux qui l'apprécient parlent d'un fruité floral net, bien construit, facile à porter sans être bête. Ceux qui lui résistent lui reprochent de s'éteindre vite et de laisser filer le mordant du cassis, trop poli par la douceur du fond. La discussion porte moins sur la facture que sur la puissance : le parfum est délibérément discret, et cette discrétion se paie.
Pyramide olfactive
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