
La silhouette d'Amethyst dans un mauve irisé plus clair, sur un dessin venu d'Épines, collection de René Lalique de 1920.
Le flacon d'Amethyst Éclat ne réinvente rien, et c'est délibéré : il garde la ligne de son aîné et se borne à en éclaircir la teinte. Le violet profond de 2007 devient un mauve irisé, plus pâle, qui joue sur les dégradés comme une pierre tenue à contre-jour.
L'origine du dessin remonte bien plus loin que le parfum. Toute la ligne Amethyst s'appuie sur Épines, une collection d'accessoires que René Lalique avait dessinée en 1920 : le nom, la couleur et le motif viennent de là, et le jus n'est arrivé qu'ensuite. C'est l'ordre habituel chez la maison, où l'objet précède presque toujours la fragrance.
Le verre porte en relief le vocabulaire du parfum lui-même. Pivoines et baies courent sur le corps du flacon, si bien que l'objet énonce la formule avant qu'on l'ait sentie. Le procédé pourrait alourdir ; il tient parce que le motif reste peu profond et que la couleur l'absorbe.