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Thierry Mugler

Starlicious Mist Pistachio Praline Eau de Toilette

La chaude du trio Starlicious : pistache grillée, caramel crémeux, patchouli en pivot. Le nom promet un praliné que la pyramide ne nomme pas, et le boisé revendiqué par la marque figure bien dans la formule sans que tout le monde le perçoive. Gourmande et brève — trente à quarante-cinq minutes, revient-il souvent dans les avis.

Année de sortie
2026
Genre
Femme
Famille olfactive
Gourmande
Familles secondaires
Boisée Fruitée

Pistachio Praline est la chaude du trio que Mugler a lancé ensemble en 2026, entre l’ananas solaire de Pineapple Musk et les baies sombres de Berry Licorice. Elle tient sur une pyramide courte — pistache en tête, praliné et caramel au cœur, patchouli et notes boisées au fond — et n’existe qu’en 75 ml. La maison la range en gourmand boisé et lui assigne dans la collection un rôle explicite : celle qui réchauffe, là où ses deux voisines rafraîchissent.

La pistache est une arrivée récente dans le vocabulaire des parfumeurs. La gourmandise a longtemps tourné autour de la vanille, du caramel, du chocolat et de l’amande ; la pistache, elle, restait une affaire de pâtissier. Elle s’est installée dans les flacons ces dernières années, au moment même où elle envahissait les vitrines, et la marque l’assume ouvertement : sa propre page produit explique que le public réclame aujourd’hui des odeurs comestibles et que la parfumerie gourmande y répond.

Le nom annonce un praliné, la pyramide livre un caramel, et la nuance n’est pas cosmétique. Le praliné est un mélange de fruits secs et de sucre cuit, broyé jusqu’à devenir une pâte ; le caramel n’est que du sucre chauffé. L’un porte l’amande ou la noisette, l’autre non. La marque, de son côté, ne nomme le praliné dans aucune de ses trois notes clés — pistache grillée, caramel crémeux, patchouli — et le mot ne survit que sur l’étui.

Ce qui fabrique l’effet praliné se lit pourtant sur l’étiquette, où trois matières travaillent de concert. Le benzaldéhyde apporte le noyau et l’amertume de l’amande. La coumarine apporte le foin coupé, la fève tonka et l’amande douce. La vanilline, placée haut dans la déclaration, referme le triangle. Cet assemblage-là est le raccourci classique vers la pâtisserie aux fruits secs, et il explique pourquoi le jus évoque une amande grillée autant qu’une pistache.

Le patchouli, lui, est déclaré et bien présent : l’étiquette nomme le Pogostemon cablin, la plante elle-même et non un substitut de synthèse. C’est le pivot que la marque revendique, celui qui doit empêcher le sucre de partir seul. Deux autres détails se cachent au même endroit. Le jus est teinté en vert pâle par un trio de colorants jaune, vert et rouge, ce qui donne au flacon sa couleur de pistache. Et l’hydroxycitronellal, matière de muguet, glisse un floral que personne n’annonce nulle part.

Reste la question qui divise, posée ici sans détour. La maison classe le jus en gourmand boisé, le patchouli figure bel et bien dans la formule, et une partie des porteurs ne le rencontre jamais : plusieurs décrivent une pistache sucrée qui reste seule du début à la fin, et rangent la gamme entière du côté des brumes corporelles plutôt que des eaux de toilette construites. D’autres en font au contraire la meilleure pistache qu’ils aient sentie, et entendent le fond boisé comme ce qui empêche le sucre d’écœurer. Un point fait l’unanimité : ça ne tient pas. Trente à quarante-cinq minutes revient souvent, et même les avis enthousiastes concèdent qu’il faut remettre.

Pyramide olfactive

  1. Notes de têteLes premières minutes
  2. Notes de cœurLe cœur du parfum
  3. Notes de fondCe qui reste

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