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Abyssae

Pour Jeanne Doré, Abyssae déplace la rose en territoire translucide et végétal ; elle en juge le prix trop élevé.

Ce qu’en dit la critique

Auparfum — Jeanne Doré, 8 juin 2023

La critique voit Daphné Bugey emmener la rose dans des territoires translucides, végétaux et épurés, loin des accessoires opulents dont la fleur s’entoure d’ordinaire. Elle range Abyssae du côté de L’Ombre dans l’eau de Diptyque et de Savoy Steam de Penhaligon’s, et parle d’une rose dénudée qui se ferait un sauna.

Elle relève l’absence de calone ou d’accord ozonique : la dimension aqueuse passe par une humidité végétale, croquante, tout au plus quelques algues, que l’eucalyptus souligne d’une présence boisée presque médicinale. Sa réserve porte sur le prix, qu’elle tient pour trop élevé au regard du plaisir rendu.