
Abyssae rejoint en 2022 la collection La Botanique de L’Artisan Parfumeur, septième signature de Daphné Bugey pour cette série. Un eucalyptus froid, une rose de Damas retenue, une figue verte, un cashmeran boisé : la maison y cherche l’odeur d’une flore des abysses. Le chiffre 33 de son nom de lancement dit le nombre de tentatives avant la bonne formule.
Pour Jeanne Doré, Abyssae déplace la rose en territoire translucide et végétal ; elle en juge le prix trop élevé.
L'avis d'Olfastory
Auparfum — Jeanne Doré, 8 juin 2023
La critique voit Daphné Bugey emmener la rose dans des territoires translucides, végétaux et épurés, loin des accessoires opulents dont la fleur s’entoure d’ordinaire. Elle range Abyssae du côté de L’Ombre dans l’eau de Diptyque et de Savoy Steam de Penhaligon’s, et parle d’une rose dénudée qui se ferait un sauna.
Elle relève l’absence de calone ou d’accord ozonique : la dimension aqueuse passe par une humidité végétale, croquante, tout au plus quelques algues, que l’eucalyptus souligne d’une présence boisée presque médicinale. Sa réserve porte sur le prix, qu’elle tient pour trop élevé au regard du plaisir rendu.