
Oud & Bergamot ouvre en 2010 la collection Cologne Intense de Jo Malone London, quatre parfums confiés à Christine Nagel et destinés d’abord aux marchés du Golfe. La maison n’en déclare que trois notes : bergamote, cèdre, oud. Chant Wagner, elle, y sent surtout de l’ambre gris et de l’orange, et juge que Nagel a dompté l’oud jusqu’à lui ôter sa part animale.
Le pavé de verre transparent de la maison, sous une étiquette argentée qui distingue les Cologne Intense du reste de la gamme.
Le contenant ne change pas d’une fragrance à l’autre chez Jo Malone London : verre transparent, lignes droites, bouchon sans décor, et l’écrin crème fermé d’un ruban gros-grain que la maison offre avec chaque commande. Ses détaillants décrivent tous la même chose, du grand magasin parisien à la parfumerie britannique.
Une chose distingue pourtant la Cologne Intense. L’étiquette n’est pas crème mais argentée, lettres sombres sur fond métal — Chant Wagner la décrit précisément, puisqu’elle va la relire pour vérifier qu’elle ne s’est pas trompée de flacon. Elle est seule à le relever, et le détail vaut ici comme sa description.
Reste le format. Au lancement de 2010, la collection n’existait qu’en 100 ml, à quatre-vingts livres, dans trente-cinq boutiques du monde. Elle se vend aujourd’hui en 50 et 100 ml chez les détaillants européens, et la gravure du flacon, devenue un service maison, s’applique à elle comme aux autres.