
Colonia Pura est la lecture claire que François Demachy a donnée en 2017 de la Colonia de 1916. Bergamote, orange et petit grain ouvrent large, le jasmin sambac et le narcisse tiennent un milieu net relevé de coriandre, et le fond de cèdre, patchouli et musc referme sans peser. Une cologne de plein jour, revendiquée simple.
Acqua di Parma déclare une ouverture de bergamote et d’orange d’Italie relevée de petit grain, un milieu d’absolue de jasmin sambac et d’absolue de narcisse tenu par l’huile de coriandre, et un fond de cèdre, patchouli et musc.
Des agrumes italiens en ouverture
La bergamote donne l’éclat, l’orange une rondeur plus sucrée, le petit grain la note verte et légèrement amère qui retient l’ensemble loin du jus de fruit. L’effet annoncé est celui d’un plein soleil, ouvert et sans matière lourde.
Deux absolues et une épice
Le jasmin sambac apporte une clarté presque savonneuse, le narcisse une facette verte et minérale, donnée pour le point distinctif du milieu. L’huile de coriandre pose une fraîcheur épicée qui retient ces fleurs loin du sucré.
Un fond qui ne pèse pas
Cèdre, patchouli et musc ferment la composition sans l’alourdir. La maison parle d’accents chaleureux et sophistiqués ; l’impression dominante reste celle d’une propreté tenue, ce qui explique une persistance longue pour une concentration d’eau de Cologne.
Ce que déclare l’étiquette
La liste maison compte treize entrées : alcool, parfum, eau, et dix allergènes réglementés — limonène, hexyl cinnamal, linalol, alpha-isométhyl ionone, coumarine, citral, géraniol, citronellol, alcool benzylique et benzoate de benzyle. La coumarine et l’ionone y signalent une part aromatique et poudrée que les notes annoncées ne nomment pas.