
Le Jardin de Monsieur Li est le cinquième Jardin d’Hermès, composé en 2015 par Jean-Claude Ellena : un jardin chinois imaginaire, lieu de méditation. La maison le décrit floral et végétal, fait d’un jasmin sambac délicat, d’un kumquat acidulé et d’une bergamote fusante ; la critique y a lu l’un des parfums les plus ténus et les plus contemplatifs de la série.
Robin, de Now Smell This, le trouve en 2015 simplement ravissant, le plus proche d’un haïku de la série ; Thomas Dunckley y voit un refuge paisible au jasmin aqueux, et Persolaise une aquarelle d’Ellena, discrète et réfléchie.
L'avis d'Olfastory
Now Smell This, un haïku
Le 3 mars 2015, Robin prévient que le parfum ne sent pas ce qu’annoncent ses notes : l’orange de l’ouverture est ronde et douce, et le reste passe comme un murmure, une méditation, un jardin vu à travers la brume d’un souvenir. C’est pour elle le plus discret des Jardins.
Elle le trouve simplement ravissant. Sa mélancolie et son économie de notes lui semblent clore dignement une série ouverte par Un Jardin en Méditerranée, plus vif ; c’est à ses yeux le plus proche d’un haïku. Elle prévient que beaucoup le jugeront trop ténu, et l’inscrit sur sa liste d’achats.
The Candy Perfume Boy, un refuge
Le 20 mars 2015, Thomas Dunckley salue la constance d’Hermès. Il met plusieurs essais à cerner l’agrume d’ouverture, une orange zestée piquée de pamplemousse amer, étonnamment calme. Le jasmin, transparent et cireux, lui évoque des fleurs blanches sous film plastique, peintes à l’aquarelle.
Il le trouve paisible, tranquille et fascinant. Le parfum finit sur le musc et des bois doux et transparents, avec l’accord minéral cher à Ellena, comme de l’eau claire jetée sur une pierre froide.
Persolaise, une aquarelle
Le 20 mars 2015, Dariush Alavi rapporte qu’au lancement parisien Ellena jugeait ce jardin plus abstrait que celui de 2003. Il y lit une aquarelle d’Ellena discrète et réfléchie, qui dure pourtant longtemps, ouverte sur un agrume poivré, et doute que son cœur floral soit vraiment du jasmin.