
Kelly Calèche Eau de Parfum est la troisième version du cuir floral composé par Jean-Claude Ellena pour Hermès, sortie au début de 2009 après l’eau de toilette de 2007 et l’extrait de 2008. La maison la décrit comme une fragrance florale et cuirée, où la rose charnue et le mimosa poudré s’appuient sur le benjoin, avec la vanille et le vétiver parmi ses matières principales.
Hermès ne publie pas de pyramide découpée pour l’eau de parfum. Sa description nomme la rose, le mimosa et le benjoin ; sa fiche technique cite la rose, le vétiver et la vanille comme matières principales, et définit le tout comme une fragrance florale et cuirée.
Les fleurs
La rose tient le premier rôle. La maison la dit charnue, et Victoria Frolova trouve que l’eau de parfum pousse les fleurs de l’eau de toilette au premier plan. Le mimosa apporte la touche poudrée ; la violette, citée en 2009, n’apparaît plus dans la description actuelle.
Le cuir et le fond
Le cuir est un accord, pas une matière. Le lancement de 2009 le déclinait en cuir de veau Barénia et en peau d’agneau, deux manières de dire un cuir souple. La maison prête au benjoin un caractère enveloppant ; la vanille et le vétiver figurent parmi ses matières principales.
Ida Meister décrit l’eau de parfum comme plus florale, poudrée et vanillée que l’eau de toilette. Victoria Frolova la juge plus florale que cuirée, mais plus claire et plus cohérente que l’original.
L’eau de toilette et l’extrait
L’eau de toilette de 2007 réunissait l’iris, le muguet, le mimosa, la tubéreuse et une rose grimpante autour du cuir. Robin, de Now Smell This, lui trouve un départ d’agrumes pétillant ; Osmoz la classe parmi les chypres floraux, clin d’œil au Calèche de Guy Robert.
L’extrait de 2008 ajoutait le jasmin et le benjoin à ce bouquet, retravaillé par Ellena pour gagner en sensualité. Victoria Frolova le trouve plus chargé en fleurs que l’eau de parfum, avec une facette balsamique discrète.
Le pamplemousse, le narcisse et le muguet relèvent de l’eau de toilette, l’iris de l’eau de toilette et de l’extrait : aucune de ces matières n’est annoncée pour l’eau de parfum, que la maison bâtit sur la rose, le mimosa et le benjoin.
Ce que déclare l’étiquette
La liste publiée par Hermès ne nomme aucune matière naturelle. Après l’alcool, le parfum et l’eau, elle porte quatre filtres UV, ethylhexyl methoxycinnamate, butyl methoxydibenzoylmethane, benzophenone-3 et ethylhexyl salicylate, qui protègent un jus coloré, et un antioxydant, le BHT.
Deux colorants, CI 14700 et CI 60730, un rouge et un violet, donnent au jus sa teinte rose. Le reste est la déclaration d’allergènes : limonène, citronellol, hexyl cinnamal, alpha-isomethyl ionone, salicylate de benzyle, hydroxycitronellal, linalol, géraniol, coumarine, citral, alcool anisique, farnésol, alcool benzylique, eugénol. Ni lilial ni lyral.