Vénus Florale
Troisième volet de la collection Vénus, cette eau de parfum de 2026 quitte le chypre de ses aînées pour un floral fruité d'été. L'ananas ouvre, le magnolia et la fleur d'oranger tiennent le cœur, la vanille et la mousse referment. Alexandra Monet signe les trois versions, comme sur les deux précédentes. Le patchouli qui portait la signature d'origine a disparu de la formule, et le colorant bleu des deux premiers flacons a fait place à un rouge.
- Marque
- Nina Ricci
- Année de sortie
- 2026
- Parfumeur
- Genre
- Femme
- Famille olfactive
- Fleurie
- Famille secondaire
- Fruitée
Nina Ricci a lancé Vénus en 2024 comme un pilier, une déesse contemporaine adossée au goût de Robert Ricci pour la mythologie. Deux ans et deux déclinaisons plus tard, la maison en propose une lecture d'été. Vénus de Nina Ricci Eau de Parfum Florale est arrivée en boutique le 22 juin 2026, dans les flacons rechargeables de trente, cinquante et quatre-vingts millilitres qui servent déjà la ligne.
La collection tient en trois dates et trois familles. L'eau de parfum de 2024 était un floral chypré construit autour du magnolia, adouci d'une vanille et d'un patchouli blanc. L'Intense de 2025 basculait vers l'ambré floral, cœur de tiaré et de patchouli ambré, départ de liqueur de cassis. La Florale de 2026 quitte les deux registres et s'installe dans le floral fruité. Une même fleur traverse les trois, changeant d'entourage à chaque fois.
Ce fil, c'est le magnolia. La maison le fait fractionner à Grasse par un procédé développé pour elle seule, de façon à ne retenir que les facettes qu'elle juge les plus éclatantes. Alexandra Monet, qui a signé les trois volets aux côtés des maîtres parfumeurs Nathalie Lorson et Olivier Cresp, a comparé ce travail à celui d'un joaillier taillant une pierre. Le procédé demeure, la fleur demeure, la lecture change.
Pour cette version, la maison met en avant un duo : la fraîcheur de la fleur d'oranger contre la chair juteuse de l'ananas. Le magnolia recule au second plan, la vanille prolonge, une mousse referme. Nina Ricci parle d'une signature résolument estivale et d'un retour à l'essentiel, vocabulaire qui tranche avec l'opulence revendiquée des deux premiers volets.
Le déplacement se lit aussi hors du flacon. La ligne était portée par Ashley Graham, dans un registre glamour et nocturne aux accents new-yorkais ; elle passe à Tina Kunakey, photographiée au Mexique sous une lumière dorée et des couchers de soleil rosés. La maison ne retouche pas seulement sa formule, elle déplace son décor et son heure du jour.
Le flacon garde la silhouette de coquillage d'inspiration Art déco qui identifie la ligne, mais échange le verre ambré et l'or brossé des débuts contre un verre transparent teinté de beige rosé, coiffé d'un capot or champagne. La couleur du jus se devine à travers, là où l'ambré de 2024 et le noir laqué de 2025 la retenaient.
La formule est végane et annoncée à quatre-vingt-dix pour cent de matières d'origine naturelle, fabriquée à Grasse comme les précédentes. Sa liste réglementaire enregistre la rupture mieux que le dossier de presse : l'huile de patchouli qui figurait en bonne place chez la mère et chez l'Intense a quitté la Florale, et le colorant bleu des deux aînées a cédé la place à un rouge. Le virage de cap et le changement de teinte sont inscrits au même endroit.
Pyramide olfactive
- Notes de têteLes premières minutes
- Notes de cœurLe cœur du parfum
- Notes de fondCe qui reste
- Vanille
- Mousse
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