
À Fleur de Pêche est la première pêche de L’Artisan Parfumeur, signée Antoine Maisondieu en 2023. La maison la range dans La Collection et la présente comme le portrait d’un fruit entier, de la chair juteuse au noyau boisé en passant par la peau duveteuse. Trois matières la tiennent : la pêche salée, le jasmin et le patchouli.
Trois matières mises en avant, une pyramide plus large dans le dossier de presse, et une pêche qui n’existe qu’à la formule.
Ce que la maison déclare
Pêche, jasmin, patchouli : la maison ne retient que ces trois matières sur sa page, avec leur espèce — Prunus persica, Jasminum grandiflorum et Jasminum sambac, Pogostemon cablin.
La pêche y est dite salée, et c’est la singularité revendiquée du jus : une salinité posée sur le fruit, qui ouvre le sillage.
Ce que le dossier de presse ajoute
Bergamote et poivre rose accompagnent la pêche à l’ouverture, la rose répond au jasmin, et le fond ajoute la fève tonka et l’ambre au patchouli. La presse du lancement publie la liste élargie, et les revendeurs européens la reprennent telle quelle.
Le dossier de presse nomme aussi deux captives, Pétalia, une molécule rosée, et Ambrofix, un ambré de synthèse, que la maison passe sous silence sur sa page.
Ce qui fait le chypre
Le patchouli tient le fond seul, sans mousse de chêne déclarée. C’est ce patchouli, contre le fruit, que la presse lit comme un chypre fruité et floral, et non une construction classique.
Ce que déclare l’étiquette
Seize entrées : alcool dénaturé, parfum, eau, un filtre ultraviolet, et douze allergènes réglementés — linalol, limonène, salicylate de benzyle, hydroxycitronellal, coumarine, alcool benzylique, benzoate de benzyle, citronellol, citral, géraniol, eugénol, farnésol.
Aucune substance interdite dans l’Union européenne n’y figure. La maison publie cette liste sur sa page britannique, et 24S la sert à l’identique.