Flower By Kenzo
Floral poudré paru en 2000, Flower by Kenzo donne une odeur à une fleur qui n’en a pas. Alberto Morillas bâtit son coquelicot avec la violette et la rose bulgare, posées sur un fond de vanille et de muscs blancs. Le cassis et les baies roses ouvrent, l’héliotrope tire l’ensemble vers le rouge à lèvres ancien. Le flacon, longue tige de verre penchée, revient à Serge Mansau sur une idée de l’agence Air Paris.

Où l’acheter
Kenzo lance son parfum du millénaire sur un pari qu’aucune maison n’avait tenté : donner un sillage au coquelicot, que les parfumeurs rangent parmi les fleurs muettes. Le jus paraît en 2000 et ne quittera plus le rayon.
Une photographie du 21 octobre 1967
Patrick Guedj entre chez Kenzo Parfums comme photographe et directeur marketing, au moment où Kenzo Takada quitte la maison qu’il a fondée. Il raconte que l’idée, celle de l’image comme celle du parfum, part d’un cliché pris ce jour-là à Washington.
La scène est connue : une jeune femme tend une fleur aux forces de l’ordre pendant une manifestation contre la guerre du Vietnam. Aucune des origines retenues ici ne nomme le photographe, et le nom ne figure donc pas.
De cette image vient le programme entier. Une fleur qui pousse là où on ne l’attend pas, entre deux pierres, contre le béton. Rebelle, forte et fragile ensemble, et qui fane dès qu’on la coupe.
La campagne qu’il n’a pas signée
Le web attribue à Guedj la saga publicitaire depuis l’origine. Interrogé, il corrige lui-même : toutes les campagnes sont de lui, sauf la première. La nuance ne figure nulle part ailleurs, et elle vient de l’intéressé.
Le rythme, lui, est réglé. Un film tous les trois ans, chaque fois dans une ville, pour qu’un parfum devenu intemporel continue de surprendre. Buenos Aires, Miami, Paris, Brasilia, San Francisco reçoivent tour à tour ce manifeste urbain.
Une fleur muette
Le mot est du métier, et c’est Guedj qui le donne. Le coquelicot ne donne rien à la distillation : il ne livre ni absolue ni essence, et rien de ce qui se vend sous ce nom ne vient de la fleur elle-même.
Morillas y voit un avantage plutôt qu’un obstacle. Sans référence à copier, sans odeur à respecter, il déclare avoir reçu une page blanche, ce qu’un parfumeur obtient rarement sur un lancement de cette taille.
Le flacon, et son troisième auteur
Serge Mansau dessine une tige de verre penchée, sans étiquette ni nom de marque sur les parois, où seul un coquelicot rouge court de la base au bouchon. L’objet dit le sujet avant la moindre vaporisation.
Deux origines de nature différente ajoutent un nom que les communiqués passent sous silence : le dessin vient d’une idée de l’agence Air Paris. Mansau exécute la tige de verre, mais la forme est née ailleurs.
Ce que les décomptes ne disent pas
Pour le lancement, Kenzo fait planter des champs de coquelicots en pleine ville, au pied du Centre Pompidou, et ailleurs en Europe comme en Asie. L’opération est attestée et le procédé a fait école.
Les nombres, en revanche, ne tiennent pas. Les chiffres qui circulent varient d’un facteur cent d’une page à l’autre, sans qu’aucun remonte à une origine sérieuse. Ils sont écartés, faute de valeur vérifiable.
Pyramide olfactive
- Notes de têteLes premières minutes
- Notes de cœurLe cœur du parfum
- Notes de fondCe qui reste
Donnez votre ressenti
Créez un compte pour garder vos votes et retrouver votre carnet.
La publicité
Sorti en 2010, on peut dire que la fragrance « Flower by Kenzo » ne manque pas de poésie. « Flower by Kenzo » ressemble à un parfum venu d’ailleurs. Si sa création est inattendue, elle n’en reste pas moins originale et contemporaine. C’est Alberto Morillas qui a construit « Flower by Kenzo » et il l’a fait en associant trois accords, à savoir un accord floral, un accord poudré et un accord vibrant. Le flacon est lui aussi inédit et réellement original, car il intègre un magnifique coquelicot dont le rouge vif illumine à travers la transparence du verre.
Publicité Flower by Kenzo, un monde où le coquelicot est roi
L’idée du clip reste également dans la même originalité que celle de l’ensemble du parfum puisqu’il évoque des coquelicots qui jaillissent en plein milieu de la ville et des gratte-ciel. La maison Kenzo a déployé des moyens très importants afin de réaliser son clip publicitaire ou il troque la place du Capitole, à Toulouse, contre un véritable champ de coquelicot. Composé de 200 000 coquelicots, le parterre de coquelicots a été installé en moins de 48 heures ! Un élan de poésie incroyable que la marque a fait naitre au sein d’une ville réellement urbaine, où chaque passant a pu repartir avec un coquelicot. Au même moment, la maison Kenzo a également planté 150 000 coquelicots sur le parvis du centre Pompidou, répétant cette « opération coquelicot » à Milan, Hongkong et Vienne…
Lika Minamoto, la nouvelle égérie de la pub Flower by Kenzo
Depuis 2010, l’actrice et mannequin Lika Minamoto est l’égérie de Kenzo succédant à Shu Qi, l’actrice Taïwannaise. Dans la dernière campagne publicitaire, Lika Minamoto a été surprise en train de se parfumer sur les toits de Paris, là ou il pleut… Des coquelicots ! Patrick Guedj, le réalisateur de ce nouveau clip publicitaire a souhaité faire passer un message de paix et de bonne humeur. Actrice japonaise, Lika Minomoto habite Paris. Elle a déjà posé pour de grands magazines, et a aussi signé des contrats avec Van Cleef & Arpels, La Roche Posay, Wella, Garnier et Lacoste. La musique du clip est l'oeuvre d'un artiste français, « Jil is Lucky » avec une chanson intitulée « The Wanderer ». Si le coquelicot n’a pas d’odeur, Kenzo lui a créé son parfum…
« Flower by Kenzo » est une fragrance remplie de poésie, à l’image de la marque Kenzo. Tout autant originale que contemporaine, « Flower by Kenzo » est représentée par Lika Minamoto, une actrice japonaise qui fait suite à l’actrice Shu Qi. La nouvelle égérie, Lika Minamoto se parfume sur les toits de Paris, toit où poussent les coquelicots. Un clip aussi enchanteur que la fragrance « Flower by Kenzo ».