
Brit pour Femme réunit largement sur son accord amande-vanille et sur sa tenue. Le désaccord porte ailleurs : sur ce que le jus est devenu après les changements d’exploitant, et sur une personnalité que la critique jugeait déjà trop sage en 2006.
L'avis d'Olfastory
Un mariage amande-vanille rare en parfumerie
L’accord qui revient dans presque tous les retours associe l’amande et la vanille. Les porteuses le décrivent comme régressif et rassurant, une douceur de confiserie qui reste lisible au lieu de se perdre dans le sucre.
Jeanne Doré parle d’un fond poudré, chaud et réconfortant, très persistant. Les commentaires publiés sous sa critique reprennent ce registre : dragée blanche, amande amère, une note maternelle qui poudre la peau.
Le reproche adressé à cet accord vient de celles qui attendaient un floral. Sur peau, le fruité de tête s’efface vite et laisse un gourmand tenace que la publicité n’annonçait pas vraiment.
Le rapprochement avec Amor Amor, écrit dès 2006
Dans sa critique, Jeanne Doré situe Brit à côté d’Amor Amor de Cacharel, sorti l’année suivante, et juge que le second a mieux réussi faute pour le premier d’une communication assez parlante.
Le jugement porte sur la personnalité plus que sur la facture. Doré trouve Brit bien construit et équilibré, mais lui reproche de manquer d’un trait qui le distinguerait vraiment des autres gourmands.
Vingt ans plus tard, le rapprochement tient encore chez les porteuses, qui citent aussi Hypnotic Poison pour son amande. La proximité s’entend ; rien n’établit qu’elle ait été recherchée par la maison.
Une longévité qui ne fait pas débat
La tenue revient comme point d’accord général. Des porteuses signalent avoir retrouvé l’odeur sur un vêtement plus d’un mois après une seule vaporisation, et le sillage reste modéré tout du long.
Ce que les porteuses décrivent vient du fond, pas de la tête. Le départ fruité dure quelques minutes, et la vanille avec la fève tonka tiennent la journée entière, jusque sur l’oreiller au matin.
Le rapport entre cette tenue et le prix pratiqué revient souvent dans les retours favorables, dans un rayon où les eaux de parfum de maisons de mode tiennent rarement aussi longtemps.
Le jus d’avant et le jus d’après
Le désaccord le plus net porte sur une reformulation. Des porteuses de longue date décrivent, à partir du milieu des années deux mille dix, un jus plus acide et moins rond, dont l’amande aurait reculé.
Elles rattachent ce changement à un nouvel habillage du flacon vendu sous la même référence, et rapportent que des vendeurs leur ont opposé l’identité du produit, testeur et flacon confondus.
Rien de public ne confirme ni n’infirme une modification de formule. Le passage de la licence d’un exploitant à un autre est établi ; qu’il ait produit une réécriture du jus ne l’est pas.