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Zino Davidoff Eau de Toilette

Pour Auparfum, Jeanne Doré tient Zino pour un masculin sombre et presque macho, qui se donne d’abord des airs de fougère avant de virer à l’amertume d’une boîte à cigares. Elle lui reconnaît une signature ambitieuse, et prévient sur le costus, qui divise.

L'avis d'Olfastory

La critique de Jeanne Doré

Auparfum, le magazine de Nez, a publié en juillet 2009 une critique signée Jeanne Doré. Elle tient en quelques lignes et elle a fixé pour longtemps la lecture française du parfum.

Le verdict tient dans son titre, « Cigare allumeur ». Zino y est décrit comme sombre, dense, classique, très viril, presque macho, et le mot n’est pas un reproche sous sa plume, plutôt un constat d’époque.

Ce qu’elle lui reconnaît

Ce qu’elle lui accorde, c’est de ne pas s’arrêter à la fougère qu’il imite d’abord. La bascule vers l’amertume de la boîte à cigares fait, selon elle, la signature unique et ambitieuse du parfum.

Elle relève aussi ce qui divise : le costus, à la limite du désagréable, qui donne une odeur de peau moite. Le Mâle en fera usage lui aussi ; chez Zino, elle sépare les porteurs en deux camps.

Sur la datation, elle est nuancée : Zino est très étiqueté années 1980, mais moins que Kouros. Pour un parfum de 1986 jugé plus de vingt ans après, la remarque revient à lui accorder une certaine résistance.

Elle referme sur l’homme plutôt que sur le flacon : une signature élégante, à l’image de celui qui a initié les Européens aux joies du cigare. C’est le seul endroit où la critique rejoint l’argument de la marque.