
Sauvage Parfum, la concentration la plus dense de la lignée
Sauvage Parfum arrive en 2019, quatrième déclinaison de Sauvage en quatre ans, après Very Cool Spray (2017) et l’Eau de Parfum (2018). François Demachy en signe la formule. Dior le décrit comme une lecture très concentrée de Sauvage, où une fraîcheur extrême rencontre des tonalités ambrées et chaudes, inspirée d’une nuit de grands espaces autour d’un feu.
Tête : bergamote, mandarine et élémi
Le départ reste hespéridé, mais il change de couleur. La bergamote garde son rôle d’ouverture acide et verte ; la mandarine, plus pulpeuse et plus sucrée, arrondit le premier contact et lui donne une pointe épicée que l’eau de toilette n’avait pas. L’élémi, résine claire aux facettes citronnées et poivrées, relie ces agrumes au santal du cœur. Pas de poivre de Sichuan ni de lavande : la fougère aromatique de l’original s’efface dès la tête.
Cœur : le santal du Sri Lanka
Le santal est le centre de gravité du parfum. Le santal, que Dior fait venir d’une plantation partenaire au Sri Lanka, apporte une matière laiteuse, lisse et dense, qui adoucit la tête et prépare le fond. C’est lui qui distingue le plus nettement Sauvage Parfum de ses aînés, bâtis sur l’ambroxan et les épices.
Fond : oliban, fève tonka et vanille
Le fond est ambré et résineux. L’oliban, ou encens, donne une fumée sèche et légèrement citronnée qui répond à l’élémi de la tête. La fève tonka apporte une suavité amandée, un peu cuirée et amère, et la vanille de Papouasie une douceur fumée qui enrobe l’ensemble sans le rendre pâtissier. La concentration se traduit ici par la densité du sillage plutôt que par sa portée.
Sauvage Parfum face à l’eau de toilette et à l’eau de parfum
Des trois, le Parfum est le seul à ne pas afficher l’ambroxan dans sa pyramide et à mettre un bois au centre. Là où l’original joue la fraîcheur minérale et l’Eau de Parfum les épices, le Parfum joue le bois et la résine : c’est le plus doux et le plus enveloppant des trois, celui des soirées d’hiver.