
Nuit d’Issey paraît en 2014, masculin boisé et cuiré d’Issey Miyaké, que la maison annonce comme une ode au bois. Dominique Ropion et Loc Dong l’ont bâti sur un contraste : pamplemousse et bergamote à l’ouverture, un accord cuir épaulé de poivre noir et de vétiver, un fond d’encens et d’ébène adouci de fève tonka et de patchouli.
Pamplemousse et bergamote
L’ouverture annoncée revient à deux agrumes, le pamplemousse et la bergamote, que la maison veut mordants et pétillants. Ils donnent au parfum une entrée claire, à rebours du décor nocturne que la publicité met en scène.
Cuir, poivre noir et vétiver
Le registre suivant porte un accord cuir, épaulé de poivre noir et de vétiver. La maison y ajoute des épices et des bois qu’elle ne nomme pas, et présente l’ensemble comme une ode au bois, tranchante et nette.
Encens, ébène, fève tonka et patchouli
Le fond réunit l’encens, l’ébène, la fève tonka et le patchouli. Les deux premiers portent la part sombre annoncée, les deux autres la douceur d’amande et la terre humide qui arrondissent le cuir.
Ce que déclare l’étiquette
L’étiquette ne publie que les allergènes réglementés, et ils dessinent déjà le parfum. Le limonène, le citral, le citronellol et le géraniol signent la part hespéridée ; l’alpha-isomethyl ionone apporte un iris poudré, l’hexyl cinnamal un jasmin doux.
La coumarine recoupe la fève tonka annoncée, l’eugénol un clou de girofle dont l’accord ne dit rien, le linalol une lavande florale. Deux filtres solaires et le BHT protègent le jus et sa couleur sans rien ajouter d’odorant.