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Green Tea Eau Parfumée Elizabeth Arden

Elizabeth Arden

Composition

Green Tea Eau Parfumée

Le départ est franchement acide. Citron et bergamote arrivent ensemble, coupés d'une menthe qui pique sans refroidir, et l'orange arrondit le tout d'une douceur de zeste. La rhubarbe fait le travail le plus intéressant : elle apporte une acidité verte, presque terreuse, qui n'est ni celle d'un agrume ni celle d'une feuille.

Le milieu est plus discret qu'on ne l'attend. Le jasmin s'installe sans jamais devenir floral au sens plein, tenu court par un fenouil anisé et un œillet poivré qui l'empêchent de s'épanouir. La mousse de chêne apparaît déjà, apportant à ce cœur un fond sec, presque amer, qui interdit toute mollesse.

Le thé vert n'arrive vraiment qu'en fin de parcours, et il est plus végétal que théier : une amertume feuillue, sans lait ni sucre, portée par des muscs propres. Autour de lui, un trio inattendu, graines de céleri, carvi et girofle, pose une pointe épicée et presque salée qui tient le tout à distance du savon. C'est la signature discrète du parfum, celle qu'on ne remarque qu'à la troisième fois.

La construction est plus savante que le résultat ne le laisse croire : une quinzaine de matières pour une impression de simplicité. C'est le tour de force, et sans doute ce qui explique la longévité commerciale du flacon. La tenue, en revanche, reste courte, deux à trois heures sur peau, et c'est le prix assumé de cette transparence.