
Un flacon aux lignes fluides dont le dégradé rouge naît, selon Dior, d'un défaut de refroidissement du verre chez Saint-Gobain.
Dior décrit un flacon aux lignes fluides et épurées. La Fragrance Foundation France en rapporte les contours à une inspiration Brancusi et attribue le dégradé de couleur à un peintre du Pop Art — le texte écrit « Jacques Rosenquist », là où le prénom donné par dior.com est James.
La coloration provient, selon Dior, d'une innovation industrielle involontaire : un défaut de refroidissement du verre dans les fours des ateliers verriers de Saint-Gobain est à l'origine du dégradé. La maison ajoute que cette couleur née du hasard fut élue à l'unanimité et entraîna la création d'un four dédié pour reproduire ce refroidissement particulier. La presse industrielle présente Saint-Gobain Desjonquières, dans la vallée de la Bresle, comme le premier verrier à travailler le verre rouge en dégradé dès 1987, nommément pour Fahrenheit.
Fragrantica rapporte une version voisine mais distincte : un dysfonctionnement du contrôle de température à l'usine Saint-Gobain Desjonquières aurait fait sortir des flacons prévus orange ambré avec un dégradé lumineux ; la même source indique que les flacons actuels, après refonte, présentent un dégradé plus contrasté allant du jaune au rouge jusqu'au presque noir.
Les déclinaisons reprennent la forme. Fahrenheit Le Parfum, en 2014, la retrouve dans un verre irisé passant du noir d'encre au cramoisi puis au jaune, en 75 ml. Fahrenheit Cologne, en 2016, garde le dégradé mais remplace l'incandescence rouge par un gris bleuté, le flacon capturant une clarté liquide entre deux nappes rougeoyantes.