
La critique tient le Dioressence de 1969 pour un grand parfum animal et juge sévèrement ses reformulations. L’eau de toilette actuelle est décrite comme plus rosée, plus savonneuse et plus sage : agréable, reconnaissable, mais loin du « parfum barbare » que son nom promettait.
L'avis d'Olfastory
Peu de parfums Dior suscitent un écart aussi net entre la réputation et le flacon vendu aujourd’hui. Les jugements portent presque tous sur la distance entre le Dioressence d’origine, tenu pour un grand parfum, et ses versions successives.
Un original devenu légendaire
Luca Turin voyait dans le premier Dioressence la dernière fois que le mot barbare avait été employé sérieusement en parfumerie, porté par une note étrange et presque avariée. Now Smell This le range parmi les parfums anciens que tout amateur devrait sentir.
Des reformulations jugées sévèrement
Rapporté par Chandler Burr, le verdict de Turin sur la version reformulée est sans appel : elle trahit l’original. Une chroniqueuse de Now Smell This décrit une version ancienne où le savon et une note de décomposition cédaient la place à un bouquet floral épicé très français ; sa bouteille récente sentait la rose, l’épice et le savon, et ne tenait que deux heures.
Une ancienne employée de la maison, devenue chroniqueuse, voit dans l’eau de toilette actuelle une infusion verte et légère de mousse et de rose savonneuse, agréable mais fade.
Une version actuelle un peu mieux considérée
Les avis sur la version d’aujourd’hui sont moins tranchés. Une chronique de 2012 la juge meilleure que celles des années 2000, plus franchement chyprée et plus sèche, sans retrouver la chair de l’original ; d’autres la disent toujours reconnaissable, avec plus de rose et moins d’étrangeté.