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Paradigme Le Parfum Prada
Prada

Composition

Paradigme Le Parfum

Prada présente ce parfum du fond vers la tête, et sur Le Parfum la marque ne nomme aucune tête du tout. La lecture commence donc par le socle : baume du Pérou, benjoin et bois de gaiac. Le premier est vanillé et fumé, le deuxième une résine sucrée, le troisième une fumée sèche, presque goudronnée. Les trois vont dans le même sens et occupent l’essentiel du sillage.

Au cœur, la vanille est qualifiée de cuirée. La nuance compte : il ne s’agit pas de la vanille sucrée et lactée des gourmands, mais d’une vanille tirée vers le tabac et la peau, plus sombre, qui s’accorde naturellement au benjoin du fond. C’est elle qui donne au parfum sa densité.

Le géranium l’accompagne, et c’est lui qui signe la ligne. Prada le décrit réinventé avec des facettes florales confites, là où l’eau de parfum de 2025 doublait la matière pour en tirer une rose verte. Le géranium ordinaire de la parfumerie masculine est vert et mentholé ; celui-ci est sucré. Posé sur la vanille cuirée, il produit ce que la marque nomme un géranium gourmand.

Reste l’amplificateur. Prada nomme Amberever la matière chargée de la diffusion et de la tenue, et annonce douze heures. Fragrantica la reprend au fond. Elle n’entre pas dans la pyramide de cette fiche, faute d’entrée dans notre nomenclature de matières — mais elle est attestée par la marque et par la base, et la nommer ici est plus honnête que de la taire. Une bergamote de tête circule également, sur une seule source : elle n’a pas été retenue.