
Le critique Persolaise reconnaît à Myrrhe Mystère une retenue rare chez Tom Ford, et lui reproche de manquer d’identité propre à un prix qu’il juge indéfendable. La résine plaît ; le mystère promis par le nom, lui, n’arrive pas.
L'avis d'Olfastory
Le verdict de Persolaise
Le critique britannique Persolaise, quatre fois primé au Jasmine Award, a rendu compte du parfum fin octobre 2023, à partir d’un échantillon fourni par la marque. Son jugement est partagé, et il commence par le crédit.
Il salue un boisé résineux qui ne hurle pas, ne s’accroche pas pendant des jours et ne sent pas le laboratoire : trois travers qu’il reproche à la production de l’époque. Il y voit le signe d’un retour au volume bas.
Ce qui manque
La retenue ne suffit pas, écrit-il, à donner au parfum une personnalité qui justifie son existence, et le prix lui paraît hors de proportion. Dans la descente, les santals de synthèse percent selon lui plus souvent qu’il ne faudrait.
Son point de comparaison est parlant : Myrrhe Mystère ne descend jamais, écrit-il, au niveau du Halfeti de Penhaligon’s, qu’il range parmi les parfums à fuir. Le compliment reste mince, puisque n’être pas mauvais ne suffit pas à exister.
Sa conclusion est sévère sans être méprisante : il voit mal l’apport de Myrrhe Mystère au genre, et suggère que le mystère du titre est peut-être là.
Ce qui se discute, c’est le rapport entre ce que le nom promet et ce que la peau garde. Tom Ford a vendu un mystère ; la critique n’a trouvé qu’une belle résine, et lui a fait payer la différence.