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Christian Dior Diorama Eau de Toilette

Diorama est le deuxième parfum de la maison Dior. Edmond Roudnitska le compose en 1949, chypré fruité bâti sur la base Prunol qu’il affectionnait. La maison le réédite en 2010 sous Les Créations de Monsieur Dior, dans une version qu’elle attribue à François Demachy : ylang-ylang et bergamote à l’ouverture, jasmin et fruits au centre, patchouli et cèdre en fond.

Neuf matières composent la version vendue aujourd’hui, celle que la maison attribue à François Demachy.

Ylang, fruits, patchouli

L’ylang-ylang et la bergamote ouvrent, fleur crémeuse des Comores contre hespéridée franche, accord que Vosnaki décrit comme une bergamote acidulée soutenue par un ylang jaune et vif.

Le centre réunit le jasmin et la rose, le carvi, la pêche et la prune. Vosnaki y entend une rose de Damas particulièrement nette, et une fleur blanche indéterminée entre le jasmin et l’immortelle caramélisée.

Le patchouli et le cèdre ferment. La maison emploie un patchouli distillé à la vapeur depuis les feuilles séchées, matière qu’elle réserve à ses chyprés, à ses boisés et à ses orientaux.

Ce que portait la version de 1949

Le jus de Roudnitska était un chypré fruité, monté sur la base Prunol qui lui donnait sa densité de fruits mûrs. Mousse de chêne, vétiver, labdanum, castoréum et civette en tenaient le fond, loin de la réédition.

Ce qui reste dehors

Le cèdre de Virginie se rabat sur le Cèdre du référentiel, son qualificatif restant ici. La mousse de chêne, que Vosnaki dit absente du jus actuel, n’entre pas. Le cumin et le melon appartiennent aux versions anciennes.