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Pour Homme, Azzaro
Azzaro

Avis

Pour Homme

La critique signée le place au sommet des fougères aromatiques : Luca Turin lui donne cinq étoiles et le ramène à deux mots, lavande anisée. Les porteurs décrivent un barbier puissant, à doser, et jugent les flacons anciens plus mousseux.

L'avis d'Olfastory

Ce qu’en dit la critique signée

Luca Turin et Tania Sanchez lui donnent cinq étoiles et le tiennent pour la plus réussie des fougères aromatiques. Turin rapporte l’avoir remis après vingt ans sans le porter, et l’avoir retrouvé exactement tel qu’il l’avait laissé.

Sa formule de description tient en deux mots, lavande anisée. Il en souligne le caractère affable et un peu vulgaire, sans prétention aucune, ce qui dans son vocabulaire vaut éloge et non réserve.

Les relevés de collectionneurs portant sur des flacons de la première décennie décrivent une ouverture massive d’anis et de lavande, relevée de sauge sclarée, avec une amertume sèche et acide qui ne bascule jamais dans le désagréable.

Le vocabulaire des porteurs

Un mot domine les avis, et ce mot est barbier. Mousse à raser, savon, anis réglissé : le vocabulaire est celui de la toilette masculine d’autrefois, et il est employé comme un éloge, jamais comme un reproche.

Les rapprochements sont constants avec Drakkar Noir et avec Rive Gauche pour Homme, dont plusieurs porteurs disent qu’ils descendent de cette charpente. La filiation est documentée ailleurs que dans les avis, ce qui la rend plus solide.

La réserve la plus fréquente porte sur la dose. Le sillage est jugé massif, et plusieurs porteurs conseillent deux pulvérisations plutôt que quatre, faute de quoi l’amertume du départ devient envahissante.

Anciens flacons contre flacons récents

Ceux qui le portent depuis les débuts décrivent des versions anciennes plus mousseuses, plus profondes, au fond plus tenace. Certains disent porter le parfum depuis 1978 et avoir vu ces glissements de très près.

Les versions actuelles passent pour plus claires et moins lourdes. Une partie des porteurs y voit une perte ; une autre estime que la baisse de puissance rend le parfum plus portable aujourd’hui qu’il ne l’était.

Ces comparaisons tiennent à des souvenirs et à des flacons dont la conservation varie. Elles se recoupent assez pour être rapportées, pas assez pour trancher : aucune analyse comparée publiée ne les appuie.

À qui il convient

Il convient d’abord à qui aime l’anis, matière clivante qui occupe ici tout le premier plan et ne disparaît jamais complètement. Ceux qui la fuient n’auront aucune raison de dépasser les dix premières minutes.

Il déplaira à qui cherche un frais moderne, transparent et discret. La logique du parfum est inverse : de la présence, du contraste, une amertume assumée et un fond qui tient plusieurs heures sans faiblir.

L’automne et l’hiver lui vont mieux que les fortes chaleurs, où sa densité pèse. Le soir et les contextes formels lui conviennent ; plusieurs porteurs le décrivent aussi comme un parfum de bureau, à condition de doser.