
Diorling paraît en 1963, premier parfum que Dior lance après la mort du couturier, et Paul Vacher en signe la formule. Un chypré cuiré bâti sur le style anglais, le tweed et les bottes de cheval. François Demachy le réorchestre pour Les Créations de Monsieur Dior : bergamote en ouverture, jasmin au centre, cuir et patchouli en fond.
The Silver Fox salue en 2014 une réédition respectueuse et portable, au cuir plus discret que chez Vacher, et tient l’original pour perdu.
L'avis d'Olfastory
The Silver Fox, ÇaFleureBon, 18 octobre 2014
Le rédacteur senior du site juge la réorchestration réussie. Demachy a selon lui évité le décalque et le pastiche, pour un parfum de référence ancienne et de portabilité moderne.
Il décrit une ouverture de bergamote qui apporte éclat et joie, un jasmin qui gonfle le centre, un patchouli qui ancre la formule dans le présent. Le cuir, plus sourd, prend son temps.
Son verdict reste net sur l’écart avec l’original, qu’il dit parti pour toujours. Il trouve de la chair sensuelle sur les os ressuscités, et tient le nouveau Diorling pour un amant discret aux secrets de cuir.